C'est ma petite maman qui m'a posée cette question.. Léa, 25 ans, future demandeuse d'emploi, en phase de rupture conventionnelle.

Même pas encore au chômage et je ressens déjà la pression sociale de cette situation. Pourtant j'ai tout bien fait : un bac+5 pour avoir un travail, un apprentissage pour mieux m'insérer dans la vie active, un CDI pour être tranquille.

Jamais un redoublement, une réorientation ou une seule phase de creux.

Deux ans et deux mois après ma première embauche je fais pourtant le constat - amer - : fourvoyée dans une voie, un rythme, un chemin qui n'est pas le mien, je suis non seulement en manque d'épanouissement dans ma vie pro mais aussi parfois malheureuse dans ma vie tout court. Pourtant ce chemin, vu de l'extérieur semble parfait et respecte toutes les règles du bonheur : en bonne santé, une source d'argent régulière, une entreprise respectueuse et gérée avec bienveillance, du temps libre, oui bon ok.. une fonction qui ne me réussie pas trop et un domaine qui ne m'intéresse pas plus que ça, mais bon, qui a vraiment le travail qui répond à tous ces critères ?

OUI MAIS ENFAITE NON. C'est ici que, d'après moi, le raisonnement déraille !

J'ai minimisé l'importance de mon travail dans l'équilibre de ma vie et heureusement je m'en suis rendue compte assez rapidement grâce notamment à mon écoute à moi même mais aussi mon entourage pro et perso. Donc voilà le constat.

Du coup, j'ai commencé un coaching (merci @Fanny Schuller). Pour la première fois de ma vie, je me demande -vraiment - non seulement ce que j'ai envie de faire (gagner des sous, partir en vacances, boire des bières le vendredi soir ok) mais surtout, et c'est là que c'est plus difficile, COMMENT je veux le faire ?

Et c'est comme ça que lors de mon entretien annuel, j'ai convenu d'une rupture conventionnelle.

Objectif pour moi ? Une certaine sécurité financière (faut pas déconner c'est le nerf de la guerre et j'ai mon banquier qui me fait quand même coucou tous les 5 du mois) et aussi et surtout l'opportunité d'enfin prendre du recul et apprendre à me connaître, tester d'autres activités pro, faire un bilan de compétences, composer mon CV intelligemment en harmonie avec mes valeurs, mes moteurs et donc mes ambitions.

Et c'est là que je me demande ! Oui je vais toucher l'allocation d'aide au retour à l'emploi mais elle est pas faite pour ça justement ?

Et vous, employeurs et recruteurs, ça vous rassure pas d'avoir quelqu'un qui sait ce qu'il veut (et qui fera donc en sorte de l'avoir) même s'il a mis quelques mois à capter et dessiner les contours de son futur ?

Donc oui je vais être chômeuse, mais pas celle des stéréotypes qui se lève à 13h, qui se douche au bout de 3 jours et qui n'arrive à rien de constructif pour s'empâter dans cette situation. J'ai besoin de me développer, j'ai des idées plein la tête, j'ai l'énergie et l'envie d'avancer. Il est où le problème ?

Léa, future chômeuse qui assume de l'être (mais qui a mis du temps).